Shopping à Antananarivo

This topic contains 3 replies, has 1 voice, and was last updated by  Dwizer Web Booster 1 year, 7 months ago.

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  • #5742 Reply

    Dwizer Web Booster
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    Ah ! que n’avions-nous oubliée cette rubrique essentielle de la vie de tous les jours : le commerce et ces boutiques, ces vendeurs, ces affaires ou tromperies ; les plaisirs ou les désarrois des consommateurs ; ces magasins qui font envie ou remplis de rêves ; ces frustrations accumulées. Ces plaisirs de l’achat, de l’acquis. Ce sentiment d’accomplissement ou de pouvoir dans l’acquisition.

    Antananarivo, l’esprit du Zoma.

    Dans notre capitale, le commerce construit les rues et fait vivre les maisons. Les trottoirs frémissent de l’esprit du marché, les voitures ont bien du mal à se faufiler entre les étales et leurs clients débordant sur la chaussée. Parfois nous crions de rage à un tel bazar. Parfois on est admiratif et l’on tombe sous le charme divin de ce capharnaüm de l’avoir au pays du besoin. Je n’ai rien, mais je vend tout. Eh oui, un des miracles de notre pays, c’est que si l’on peut facilement crier à la misère et dire qu’ici il y a rien… dans les faits, on trouve tout. On peut toujours tout trouver. Tout se vend, tout s’achète. Même la dignité diront les mauvaises langues :)

    Et le commerce dans tout cela ?

    Et bien étrangement, pour le consommateur, beaucoup à redire sur le shopping au pays du Zoma (ancien marché d’Antananarivo, considéré comme un des plus grands du monde à son époque). Des prix à la tête du client, des magasins placés derrières d’épaisses grilles : vous ne pouvez même pas regardé à l’intérieur ; il faut simplement demandé au commerçant ce que vous voulez. Des vendeurs incapables d’expliquer quoique ce soit sur les produits qu’ils vendent. Des patrons d’établissement cachés dans leur bureau et qui sortent pour daigner de leur hauteur se fendre d’une remise convenue… certains caissiers ou caissières aussi aimables qu’une porte de prison… ici, le client est suspect, on se protège du client, le client gêne, le client est presqu’un lépreux à qui on n’ose pas s’adresser directement. Pas de grands choix, et bien souvent, un choix de mauvais goût. Heureusement les commerçants du marché d’Analakely ou d’autres marchés de quartier sont bien plus sympathique et avenants. On n’a moins cette désagréable impression de se faire avoir. Et l’on a ce que l’on veut : un kilo de carotte reste un kilo de carotte.

    Les forums ont souvent la dent dure !

    Et oui, mais c’est pour la bonne cause. On est tous des consommateurs, un peu,  tous les jours de notre vie. Alors partager nos bonnes affaires et faire connaître nos boutiques préférées, c’est une bonne chose. Seront moins comptant ceux qui verront leur pitoyable prestation relatés à la vue de tous sur les réseaux. Mais n’est-ce pas salutaire ? que nous tous, consommateurs, nous aidions les commerçants à mieux nous comprendre et mieux nous servir ! car après tout : LE CLIENT EST ROI !

    Nous ouvrons cette rubrique par la capitale de Madagascar. N’hésitez pas à ouvrir les autres villes ou régions, les autres îles ou pays. Ce sera toujours utile.

  • #5747 Reply

    Dwizer Web Booster
    Participant

    Évitons de vendre à ces clients voleurs :(

    Deux petites anecdotes révélatrices du comportement décourageant pour les clients bien intentionnés, relégués à subir le bon vouloir de ces magasins tout puissant. Par moment, on vit dans la désagréable impression qu’ils prennent plaisirs à nous humilier pour prouver leur pouvoir.

     

    Naza Électronique : la bataille pour pouvoir acheter.

    Pour paraphraser la signature d’une célèbre publicité de banque française qui disait « le pouvoir de dire oui »,  j’ai envie t’intituler la rubrique « le pouvoir de faire chier »:lol:

    Voilà qu’un jour, un ami a besoin d’acheter un frigidaire. Il fait le tour des fournisseurs de la capitale et se rend compte d’au moins une chose : on est pas sous la torture de l’embarras du choix, loin s’en faut. Évidement, dans aucun magasin de Tana, un vendeur n’est capable d’expliquer les fonctionnalités des différents frigos. Son discours est réduit à « y-a celui-là » et « y-a celui-ci ». Essayez de lui demander où sont les caractéristiques de consommation d’énergie d’un appareil (ce qui ne me semble pas du luxe au vue des tarifs de l’électricité) et vous avez affaire à ce terrible océan de vide qui fini par vous culpabilisez genre « mais comment ai-je pû poser une question ? », suis-je bête…

    Un peu désabusé, il fini se tourner vers la nouvelle boutique de Naza Électronique : 3 étages dédiés à l’électroménager ! pas moins. Et effectivement, il y a du choix… vraiment beaucoup plus qu’ailleurs. Et vous savez : un super vendeur top de top ; dynamique, qui connaît son sujet, son magasin et qui vous conseille. Certes, pas un technico-commercial, mais un vrai vendeur entreprenant. Au delà de la beauté du magasin neuf, on est aux anges. Et, en toute logique, mon ami trouve son bonheur. Jusque là tout va bien. Le seul problème, c’est qu’il a voulu acheter le frigo qu’il avait choisi ! :lol: et là, tout ce complique.

    Il descend à la caisse heureux de sa future acquisition et surtout content d’en finir. Il commence à sortir son chéquier… aye !… il voit blêmir le caissier « euh, monsieur, ici, on ne prend pas les chèques » !? :roll: « euh… mais pourquoi « , répond-il … « je connais très bien votre patron » tente-t-il en citant son nom « c’est un ami… c’est quoi le problème ? »… ‘euuuh attendez,… je vais voir le responsable » dit le caissier un peu gêner. Il revient quelques minutes plus tard « euuuhhh, monsieur, il faudrait qu’on téléphone à votre banque, à votre conseiller de compte ».

    Déjà à ce niveau, on frise l’indécence et le non-respect de la vie privée. Mais mon ami, tient bon, décidé à en finir rapidement. Quelques longues minutes d’attentes, voir très longues, et le caissier revient vers lui, avec un grand sourire collé sur le visage « c’est bon, pas de problème… » Un oufff intérieur. Ils ont téléphoné au gestionnaire de compte, l’ont eu, et on la validation pour le paiement.

    « euuuhhh… vous avez une pièce d’identité ? » … là mon ami commence à verdir. Deux raisons à cela : d’abord il n’avait pas sa carte d’identité ou son permis sur lui ; ensuite, il répond au caissier « mais… vous avez eu la validation du paiement par mon gestionnaire de compte ! qu’est-ce qu’il vous faut de plus ??? » et effectivement, que pouvait-il craindre ? En plus, l’ami en question est plutôt bien établi sur la place et ai réellement une connaissance de la famille propriétaire de Naza. Le patron étant en voyage ce jour là. Mais, rien à faire. Pas de papier d’identité, pas de chèque… donc pas de vente. Pas d’bras, pas d’chocolat…

    Mon ami repart chez lui franchement contrarié, mais surmonte sa colère pour revenir le lendemain acheter ce frigo qu’il n’y avait que dans ce magasin. Là, un dédale de paperasserise mystérieuses s’est mise en œuvre : il n’a pu avoir sa facture et ordre de livraison que plus d’une heure et demi après. Presque deux heures d’attente sans fin à tournoyer dans les rayons presque vide de clients cette matinée et avec un employé de Naza tous les 3 mètres qui s’ennuyait à pas savoir quoi faire. Il lancera tout de même au cassier qui viendra enfin lui donner ces papiers de vente avec un sourire de principe : « en dite donc… faut se battre pour vous acheter quelques choses ici ».

    Sodim : l’échec des entreprises.

    Une autre anecdote révélatrice de la non-volonté de vendre à son publique cible, relatée par une autre de nos connaissances. Ce magasin est plutôt connu dans la capitale : c’est probablement un des mieux achalandé pour le matériel de bureautique, consommables et même mobilier de bureau. À recommander pour son rayon art graphique et appliqué quasi unique dans la capitale, mais tellement spécialisé autour des matériels de bureau que sa clientèle est essentiellement constituée d’entreprise content de trouver là un fournisseur régulier et relativement complet.

    Notre jeune chef d’entreprise est tout heureux de pouvoir se dégager un peu de temps pour aller faire le plein de CD vierge, papiers, stylos, chemises, classeurs… une vraie boule de bonnes intentions. Il se saisit d’un petit caddy et commence son remplissage. Un petit hic en arrivant au rayon stylo : à l’ancienne, on est derrière un comptoir, les stylos convoités inaccessibles. Une vendeuse se dévoue. Vous ne savez pas toujours ce que vous voulez dans ce cas. Vous voudriez voir les différents stylos, et voir lequel vous semble le mieux pour votre usage et votre goût. Un peu mal à droit, on en montre un du doigt « euuuh… celui là, en noir… » La vendeuse le prend, et le pose devant vous sur le comptoir, en mode ‘j’ai la galle… vaut mieux pas qu’on se touche » :lol: beeeeeen… faut bien faire son choix alors l’échange évolue « euuhhh… celui là » et « euuuh… celui-ci »… etc. Les différents stylos s’alignant devant vous.

    Il fini par se décider, franchement déçu de ne pas pouvoir les manipuler à sa guise, et donc de bien prendre son temps pour choisir. Un peu aussi dans l’embarras avec cette impression d’embêter la vendeuse. Il fait son choix. Deux comme ça, deux comme ci. Et là, on lui tend un papier avec un numéro… « vous donnez le papier à la caisse, quand vous aurez payez, on vous donnera les stylos »… on a beau le dire avec le sourire, ça met mal à l’aise.

    Notre confère continue ses emplettes. Il se rassure avec un dernier coup d’œil sur les rayons et se dirige vers la caisse. Heureux de sa « bonne action du jour », il pose les achats sur le comptoir. D’un seul coup, un petit écriteau l’attire. Il le lit et le relit pour être sûr de ce qu’il voit « … le paiement par chèque est momentanément suspendu…  » !! Il en fait la remarque à la vendeuse pour être sûr qu’il comprend bien. Elle confirme : on ne peut pas payer par chèque !!!

    Il semblerait tout de même que, pour une entreprise normale, qui a une comptabilité normale, ici, ou ailleurs, le moyen de paiement le plus courant reste encore le chéquier. Le paiement en liquide pour une entreprise étant en principe considérée comme louche et en tout cas pas très compatible avec des finances honnêtes. Le paiement par carte bleu étant encore plutôt rare quand on va chez un fournisseur.

    Et bien chez Sodim, dont l’essentiel des clients sont des entreprises : interdits de payer par chèque !. Incroyable. Les mecs sont doués d’un tel niveau du sens du commerce qu’ils ne veulent pas que leur principaux clients leur achètent ce dont ils ont besoin. :lol: PTDR. Sincèrement vaut mieux en rire, en espérant que ce bel établissement revienne à la raison dans les meilleurs délais, mais surtout dans son intérêt.

  • #5874 Reply

    Dwizer Web Booster
    Participant

    Fleurs Passion Analamahitsy : fleuriste à Antananarivo.

    Une envie d’offrir un beau bouquet de fleur ? Si vous passez à Analamahitsy, ne ratez pas Fleurs Passions, juste en face sur célèbre fabricant de mofo gasy, à côté de Shop Liantsoa. Ne vous laissez pas impressionner par la devanture un peu froide et la présentation un peu sophistiquée de la vitrine. À l’intérieur la maîtresse des lieux vous prépare en une dizaine de minute un bouquet original pour à partir de 35 000 Ariary. Une vraie idée cadeau pour les plaisirs du quotidien. À saluer particulièrement en cette période de Saint-Valentin.:wink:

    Voyez le résultat… Effet garanti.

     

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  • #5881 Reply

    Dwizer Web Booster
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    Les meilleurs mofo gasy de Tana !

    Rien de moins. Et c’est comme cela qu’on l’appelle. Une boutique bleu, pas de nom, une vague allure de petite gargote de quartier pour boire un café vite fait. C’est pourtant dans ce petit « buibui » d’Analamahisty, juste en face du Shop Liantsoa, que l’on trouve ce qui est considéré comme les meilleurs mofo gasy de la capitale.

    Plus cher qu’ailleurs : compter 200 Ariary l’unité au lieu de 50 Ariary traditionnellement. :)

    Mais un vrai délice, je vous l’assure. Seul inconvénient : à peine fabriqué et encore chaud, les clients se les arrachent. Résultat : il est rare d’en trouver de prêt quand on y  passe. Il faut s’armer de patience pour attendre la prochaine fournée.

    Mofo Gasy  à Antananarivo

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