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Création de site internet : les 5 raisons de l’échec

création de sites internet

Un peu de fun et de dérision. Ici, vous rentrez dans le vécu des agences de création de site web. Et les remarques les plus souvent entendues par des clients potentiels à la recherche de la bonne affaire. Nous les partageons pour vous faire gagner du temps. Le web n’est plus à prendre à la légère, autant qu’il soit possible que certains puissent encore le croire. Ci dessous donc, les cinq raisons principales de l’échec. Celles qui, à chaque fois, sont une perte de temps pour celui qui souhaite faire un site. Une perte d’argent.

1- « Mon fils fait de l’internet »

Celle-là se dispute la première place à la seconde dans l’échelle des raisons de l’échec. Le problème est de taille pour une agence professionnelle car, on ne peut pas dire à un client que son cher ange et charmant garnement ne connaît rien à la création de site web. Évidemment, nous ne parlons pas là de la perle rare familiale : un fils devenu un authentique webmaster professionnel. Ceci sous-entend : une personne qui a fait des études pour cela, puis, qui a travaillé en freelance ou en agence pendant au moins deux ou trois ans et, qui a donc quelques sites a son actif entièrement réalisés par lui. Pour avoir un bon point de repère, ce minimum de cursus devrait en faire quelqu’un d’au moins 22 / 23 ans dans le meilleur des cas, mais plus vraisemblablement, au dessus de 28 ans. Sans vouloir minimiser le génie probable de votre progéniture, s’il n’a pas ce profil, oubliez ! Vous gagnerez du temps et donc l’argent.

« Oui, mon fils est tout le temps sur internet » « Oui, mon fils à un blog » « Oui, mon fils connait internet… Et avec un copain, ils…«  C’est en général la suite tragique. Devant ces arguments « sans failles », le commercial de l’agence reste bouche cousue. « Comment expliquer à ce monsieur plein de bonnes volontés que son rejeton est un nul ? » 🙂 Malaise, car, chaque argument pour valoriser le travail de vrais professionnels va systématiquement mettre en doute la parole du client potentiel et surtout porter atteinte à son cher petit.

Pour mieux comprendre :

  • Être sur Facebook ou Twitter toute la journée, ne veut pas dire qu’on connaisse quoique ce soit à internet en général, et à la fabrication d’un site web en particulier. Si c’était vrai, le monde dépasserait le milliard et demi de webmaster pro ! On serait tous des webmasters plus facilement que d’avoir la maîtrise d’une deuxième langue.
  • Avoir un blog, même un blog bourré de followers ne fait pas de lui un webmaster. Cela fait seulement de lui quelqu’un qui a des choses intéressantes à dire, soit sous forme d’humour, soit parce qu’il a acquis une bonne connaissance d’un domaine et qu’il a un don pour l’expliquer d’une façon originale. Ces qualités sont déjà énormes en soit. Mais être un très bon présentateur télé, ne fait pas de vous un ingénieur capable de mettre en œuvre une chaîne de télévision.

 

2- « J’ai un copain informaticien »

Aye aye aye !... On va se faire des ennemis, au mieux, on va vexer une communauté. Mais, loin de nous le fait de vouloir dénigrer les informaticiens. C’est juste que le commun des mortels, avec internet, est face à une nébuleuse envoûtante et incompréhensible. Donc, ils mélangent tout : informatique, ordinateur, web, fabrication de site… Une catastrophe.

Si effectivement, au début de l’internet, les informaticiens ont joué un rôle important dans la création de codes et protocoles dédiés au développement web, à l’heure actuelle, connaître du Basic, du Pascal ou je ne sais quel langage informatique, n’a pas grand chose à voir avec le monde du net et la création de site.« Combien de fois, j’ai pu voir des entreprises embauchées des informaticiens pour s’occuper de leurs ordinateurs. Quand il a fallu installer un simple e-mail, ça se transformait en guérilla urbaine : l’informaticien qui dit à son patron que ça ne fonctionne pas… Et nous, de faire de refaire les mêmes tests et dire que ça fonctionne !... Résultat, on a dû installer nous-même les adresses mail sur leurs ordinateurs… Et ça fonctionnait très bien » témoigne un patron d’agence web. Le pire est que, dans ces cas-là, le webmaster passe pour un bricoleur. Et oui : lui n’est pas « informaticien ».

Pour mieux comprendre :

  • Depuis une bonne vingtaine d’année, les sites internet se fabriquent avec des logiciels. Connaître les codes sont un plus sérieux pour faire des sites professionnels, mais il s’agit de codes spécifiques au web.
  • Avec les nouvelles technologies web, plus besoin de connaître la moindre ligne de code pour faire un site. Les sites se construisent par modules tout prêts, des thèmes et des extensions pour apporter des fonctionnalités.
  • La mise en ligne et la maintenance de site font appel à des notions de gestion de serveur, pas d’informatique.
  • Faire un site web demande aussi des connaissances graphiques, en communication, rédactionnelles, community management, et SEO… des domaines généralement bien éloignés de l’informatique, même si l’informatique peut être un sérieux atout et un plus certain, à condition de maîtriser les autres domaines avant.
  • En bref, généralement, les informaticiens purs et durs n’ont ni formation, ni expérience web. Chacun son métier. C’est comme si vous demandiez à un cuisinier de fabriquer des gazinières et des fours.

3- « J’ai trouvé un truc pour faire mon site tout seul »

Il existe sur le web des solutions en ligne pour faire des sites « tous seuls ». Des blogs par exemple, mais il y d’autres formules similaires. Ces outils sont sincèrement très utiles et peuvent fédérer une communauté autour de bonnes idées. Encore faut-il réussir à les intéresser et cela demande beaucoup de travail quotidien. Sinon, on reste un illustre inconnu avec très peu de visiteurs.

L’autre souci, c’est qu’ils ne sont pas adaptés pour véritablement personnaliser son site, et rarement pour donner une apparence professionnelle. Leur objectif étant plus du domaine grand public.

En outre, il n’y a quasiment aucune possibilité de les optimiser pour être bien classé dans les moteurs de recherche. Les possibilités de référencement sont faibles.

Donc, au final : le site ne donne pas une bonne image de l’entreprise ; il fait amateur. Et il est peu vu sur la toile. On est à l’opposer de la recherche initiale.

4- « J’ai ouvert une page Facebook »

On est un peu dans le même registre que pour les blogs, mais en pire, paradoxalement. Je dis « paradoxalement », car Facebook est à la mode, il fascine et mobilise du monde. Il apparaît à beaucoup comme la panacée. Il est vrai d’ailleurs qu’une page Facebook bien entretenue peu mobilisée du monde, mais :

  • Facebook, comme tous les réseaux sociaux, propose des pages fermées : il faut un code pour rentrer, et obtenir une autorisation pour pouvoir être « ami », donc voir ce qui est publié par celui-ci.
  • Seuls vos « amis » voient vos publications. En pratique, moins de 10% de ceux-ci selon les normes Facebook.
  • Il faut que vos amis soient connectés pour qu’ils voient votre publication.
  • Vos publications ne sont pas référencées dans les moteurs de recherche. Personne ne peut les trouver en faisant une recherche sur Google.
  • Comme pour les blogs : aucune possibilité de vraiment personnaliser votre page.
  • En l’utilisant, vous faites probablement gagner plus d’argent à Facebook qu’à votre entreprise. C’est peu comme si, pour devenir pilote de course, vous achetiez une place dans la tribune du circuit. On peut se faire plein de copains, mais, on n’est pas le pilote.

5- « Je n’ai pas besoin de référencement »

Ici, une dernière hypothèse. Celle du décideur professionnel. Il a tout fait correctement. Bon site, bonne agence web. Jusqu »ici rien à dire. À un détail prêt : il a l’orgueil de penser que le monde atteint son site internet. Qu’il n’a donc pas besoin de référencement, ni publicité pour le faire connaître. Naturellement, ses clients potentiels vont consulter ses pages.

Deux choses sont effectivement à prendre en compte. Tout à d’abord, à Madagascar et sur des créneaux à faible concurrence, effectivement, il n’est pas forcément besoin de faire des efforts. Effectivement, les recherches rares vous concernant, vous classeront automatiquement en tête (à condition que le site soit bien construit). Ensuite, le référencement, ou l’art de faire apparaître les pages web en tête dans les réponses des moteurs de recherche, est, de plus, en plus cher, car de plus en plus complexe à faire. Alors, il n’est pas de petites économies.

Techniquement, les sites sont, de plus, en plus simples à réaliser, donc de moins en moins cher. Le plus laborieux, le plus coûteux, c’est d’y intégrer un contenu de qualité optimisé pour le référencement naturel. Puis, d’attaquer une vraie campagne de création de blacklinks (liens vers votre page web). Il n’y a que deux moyens à ce jour d’obtenir beaucoup de visiteurs sur un site, le référencement et la publicité sur internet. Bien sûr, créer un contenu intéressant chaque jour et le diffuser sur les réseaux sociaux est une très bonne solution. Seulement, elle demande un investissement contenu : les jours où on arrête, la courbe de visiteurs baissent à grande vitesse.

Un bon référencement couplé avec une bonne optimisation peut apporter des milliers de visiteurs sans trop d’effort par la suite. Simplement parce que vous apparaissez dans les premiers résultats des moteurs de recherches sur certains mots clefs. Ne pas le faire condamne votre site à être au-delà de la dixième page de réponse. Autrement dit, jamais vu.

Quand on investit des dizaines de milliers d’euros, voir des centaines, dans des entreprises, hôtels, etc, il ne faut pas rechigné pour faire un site à la hauteur de votre investissement. Ce site internet sera un des vecteurs les plus importants de votre visibilité. Une publicité en ligne 24h/24, 7j/7. C’est probablement le moins cher des investissements en communication qui existe et, peut être aussi, un de ceux qui est le plus mesurable, le plus efficace en rapport de son faible coût. Il est toujours dommage de fabriquer un beau navire, mais de le laisser à quai, parce qu’on veut faire l’économie du vent qui soufflerait dans ses voiles.


août 7, 2014
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